Nouvelles aventures avec Enzo
Prochaines rencontres le 20 mars à Essey-les-Nancy et 21 mars à Villerupt
« Personnellement je trouve beaucoup de qualités à votre roman, à commencer par le fait qu’il se lit avec plaisir et l’envie d’aller au bout - ce qui suppose une tension dramatique qui fait souvent défaut par ailleurs. L’ouvrage est visiblement bien documenté, l’action crédible et le fonctionnement psychologique des personnages ne manque pas de finesse. La fin est aussi imprévisible, le renversement de situation bien trouvé. Avec nos amitiés. »
Encres Vagabondes - Le site littéraire au service des lecteurs curieux
« Une des grandes qualités de ce livre est le talent de Joseph Ciccotelli, docteur ès-sciences et spécialiste des technologies de l’information, pour rendre plausibles les aspects étonnants de son roman. On ne sait jamais tout à fait si on est dans la science ou dans la fiction.
Enzo a treize ans et des résultats plutôt catastrophiques au collège. La rencontre de ses parents avec le professeur de français n’a rien d’une partie de plaisir et, pour couronner le tout, il neige abondamment sur la route du retour. Le 4x4 familial ne peut éviter un choc frontal très violent avec un poids lourd en difficulté. Enzo et sa mère, Laura, s’en sortent sans problème mais Pino, son père, est plongé dans un profond coma.
Alors commence une étrange histoire, moitié roman d’amour, moitié science-fiction.
Laura est contactée par le professeur Demange qui lui confie des CD où elle découvre des bribes de la jeunesse de son mari. Il s’agit, selon le médecin, d’un enregistrement des images mentales qui animent le cerveau de Pino au plus profond de son coma.
Les cautions scientifiques semblent fortes et Laura est très troublée. De son côté, Enzo réalise des prouesses musicales, sportives ou intellectuelles qui surprennent son entourage.
Laura se perd en conjectures, d’autant plus qu’elle doit résister aux avances du médecin, amoureux d’elle depuis vingt ans.
Le professeur Demange, avec sa Porsche cabriolet, est-il trop beau pour être honnête ? Pino a-t-il des chances de sortir du coma ? Pourquoi Enzo réalise-t-il désormais de tels prodiges ?
Laura cherche des réponses à toutes ces questions et nous partageons avec sympathie ses inquiétudes et son cheminement.
Un premier roman prometteur paru dans une maison d’édition associative qui a publié une dizaine de livres depuis 2004.»
© Encres vagabondes, Serge Cabrol 19 janv. 2007
24 et 25 mars, un WE de "livre en fêtes" dans ce lieu haut-perché de la Meurthe & Moselle, à la communauté franco-italienne encore très présente... une aubaine pour Enzo ! Riches échanges avec les visiteurs, plaisir de retrouver Antoine Compagnone, délégué général du festival du film italien, et d'évoquer ainsi les bons moments passés en novembre dernier.
Merci à Georges Evrard, adjoint à la culture, pour son excellent accueil et l'agréable soirée passée avec Gilles Laporte, Frédérique Volot et Christophe Voegelé (photo) et animée par André Lamy.
Depuis quelques temps, Enzo, jeune adolescent de 13 ans, a un comportement et des aptitudes étranges. A l’école comme à la maison, rien n’est plus comme avant mais personne ne sait dire pourquoi.
Les professeurs Demange et Rivière, deux éminents spécialistes en neurologie et en bio-informatique, cherchent à comprendre. Ils partent, avec l’aide de Laura, sa mère, à la recherche d’explications rationnelles. Leurs premières investigations les ramènent chez Giulia et Gino, les grands-parents, dans la Lorraine italienne des années soixante.
Parvenus aux confins de leurs connaissances, les brillants chercheurs réalisent de surprenantes expériences qui, à l’évidence, ne sont pas du goût de tout le monde. La démarche dérange, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat qui cherche par tout moyen à l’empêcher. Persévérants dans leurs recherches, ils découvriront l’incroyable.
... ...
Des réunions de candidats au départ étaient organisées dans ces villages d’Italie méridionale où une main-d’œuvre abondante, jeune, dynamique et déterminée se tenait prête à partir. Un représentant de la mairie annonçait sur la place au porte-voix et en patois pour être sûr d’être compris :
« Aujourd’hui nous avons reçu pour la France six demandes d’ouvriers qualifiés en bâtiment, c’est pour l’Est de la France près du Luxembourg et de l’Allemagne, ce sont des contrats d’un an renouvelables, le voyage aller est payé. Que ceux qui sont intéressés se mettent sur la file de droite pour la visite médicale et les formalités de départ ! Nous avons également trois demandes pour l’Allemagne. »
Gino n’écoutait plus la suite, il avait fait un signe de la main et s’était mis dans la file de droite – son frère était déjà dans l’Est de la France !
Dès lors mon destin était jeté, pour un simple pas à droite de quelques dizaines de centimètres, je naîtrai dans la Lorraine industrielle des années cinquante, bonjour la France.
...
Le lendemain matin à sept heures, après avoir avalé son thé vert à la menthe et fumé sa première cigarette, celle de la journée qu’elle appréciait par-dessus tout, Laura composa le numéro de l’hôpital. Elle espérait qu’il n’était pas trop tôt. À la deuxième sonnerie quelqu’un décrocha.
« Centre hospitalier universitaire, service de neurologie, bonjour. Que puis-je pour vous ? lança une voix féminine.
- Bonjour, je suis l’épouse d’un de vos patients, le professeur Demange a demandé que je le rappelle dès que possible. Peut-être est-il déjà arrivé ? répliqua Laura pour aviser clairement qu’il s’agissait d’une démarche concertée et ne pas être barrée par la secrétaire médicale.
- Patientez quelques instants madame, je le cherche. »
Moins d’une minute plus tard le professeur Demange prenait l’appareil :
« Oui allô ! Laura ? C’est Jacques, enfin je veux dire le Professeur Demange, mais appelez-moi Jacques ce sera plus simple. Alors ces vidéos ? Votre première impression ?
- C’est complètement fou ! D’où les tirez-vous ? Qui vous les a fournies ? Il s’agit de pure fiction, qui sont les protagonistes qui se prêtent à ces tournages ?
- Vous n’y êtes pas Laura. Y avez-vous reconnu des personnages, des lieux, des ambiances ? demanda Jacques qui manifestement attendait confirmation d’éléments qu’il pressentait déjà.
- Évidemment, j’y ai reconnu tout ça à la fois, répondit Laura avec la voix chargée d’émotion. Vous imaginez l’épreuve, combien c’est lourd pour moi ! Heureusement que je n’y ai pas associé les enfants. J’ai visionné des images de mon mari à sa naissance, à l’âge de six mois, de trois ans, j’avais déjà vu des photos de lui à ces périodes chez ma belle-mère Giulia ; à ce propos on y voit aussi mes beaux-parents jeunes, on revit leur arrivée et installation en France, on ressent les joies et les peines qui devaient animer leur quotidien. Mais avant d’aller plus loin j’exige de comprendre, comment réalise-t-on ces vidéos, vous vous rendez compte que la photographie existait à peine à l’époque, qu’elle n’était accessible qu’à une certaine classe sociale, alors un film ! »
...
Joseph G. Ciccotelli (G. pour Giuseppe) naît à Nancy en 1957.
Ses parents, venus des Abruzzes deux ans plus
tôt, se sont installés dans le bassin minier de Neuves-maisons, véritable « petite Italie » de la région nancéienne.
Cette même année, leur village est touché par l’importante épidémie de poliomyélite qui sévit dans tout le pays en provoquant des milliers de victimes. Le virus atteint particulièrement les
nouveau-nés, non encore vaccinés. Lui ne s’en tirera pas si mal, quelques séquelles au niveau des membres inférieurs. Tout au long de sa scolarité, son père maçon répétera à la façon des Ritals de Cavanna :
« Toa y fou stoudié à l’écol perché tou podra pa fère lou métié manouel comé moa ». Il s’en souviendra... un peu plus tard.
Lycéen, il s’adonne surtout à la batterie et crée avec quatre copains un groupe de pop-music qui remportera un certain succès localement.
Bac en poche, il rejoint les bancs de l’université Henri-Poincaré puis de l’institut national polytechnique de lorraine. C’est là qu’il initiera ses premières recherches en intelligence
artificielle tout en enseignant en école d’ingénieurs.
Docteur ès-sciences, spécialiste des technologies de l’information, il pratique plutôt dans son métier de chercheur, les écrits scientifiques : une forme d’écriture rigoureuse, codifiée,
captivante mais qui manque un peu d’âme.
En signant son premier roman Enzo, c’est moi il change radicalement de registre, écrit avec son cœur, laisse exprimer ses sentiments, transmet des émotions... comme dans la pratique du
chant choral et du slam ses autres passions.
Marié, père de trois enfants, il est actuellement chargé de mission à la direction scientifique d'un institut de recherche en santé au travail.
Enzo, c’est moi
Depuis un accident de voiture qui a plongé dans le coma son père Pino, Enzo, 13 ans, révèle d’étonnantes aptitudes. Deux éminents spécialistes du cerveau vont les utiliser pour faire avancer leurs recherches. Suspens, soupçons, machinations, argent, amour... Tous les ingrédients du genre sont réunis dans ce palpitant thriller médical qui se déroule en Lorraine.
Chercheur, Joseph Ciccotelli signe ici son premier roman, en partie autobiographique.
Editions Rebelyne. Prix : 18€. www.ciccotelli.fr
© Magazine trimestriel « Vivre en M&M », cg54, n°35, janv. 2007
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