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Publié par Joseph Ciccotelli

Un an avant Enzo...

On l’entend souvent, faire éditer son premier ouvrage est un véritable parcours du combattant, c’est vrai, je le confirme. Si vous entreprenez une telle démarche, ce qui suit vous intéressera. J’y ai synthétisé les avis reçus des principales sociétés d’éditions pendant l’année précédant la publication d’Enzo. Il ne s’agit pas ici de faire un pied de nez aux éditeurs qui ont répondu par la négative, ils ont accordé de leur précieux temps au texte (pour ceux qui l’ont lu), parfois glissé un mot d’encouragement, laissé une lueur d’espoir... et je les en remercie vivement. Que ceux qui se lancent dans cette aventure tiennent bon et n’abandonnent jamais… 

« En littérature, le vrai prodige n’est pas celui qui commence mais celui qui persévère. »
Michèle Mailhot - Femme de lettres québécoise

 


 

 

« ... Nous sommes désolé de ne pouvoir répondre personnellement à tous, nous recevons environ 500 manuscrits par mois. Si dans un délai de 4 mois vous n’aviez reçu aucun courrier de notre part, cela signifierait que nous n’avons pas pu retenir votre ouvrage pour publication… »
Editeur A, 15 mars 2005
N.B. : Au passage du facteur le 15 juillet 2005, toujours rien dans la boîte aux lettres

« ... Malheureusement, votre projet n’a pas été retenu et nous regrettons de ne pouvoir en envisager l’édition… »
Editeur B, 30 mars 2005

« … que notre comité de lecture a examiné avec intérêt. Malheureusement, il n’a pas paru à nos lecteurs que votre ouvrage fût susceptible de trouver sa place dans la programmation actuelle… Vous devez savoir que les impératifs spécifiques des collections et des programmes chargés des mois à l’avance, nous obligent à des choix sévères, qui nous laissent à nous-mêmes des regrets. »
Editeur C, 4 avril 2005

« … Notre capacité d’accueil en matière de fiction française est trop limitée pour que nous ne nous concentrions pas exclusivement sur les textes qui nous enthousiasment par leur force, leur originalité, leur style. En toute franchise, nous n’avons pas ressenti cet élan dans le cas présent… nous vous souhaitons plus de succès auprès de l’un de nos confrères plus convaincu, et de ce fait plus apte à assurer à votre travail une carrière digne de votre attente. »
Editeur D, 11 avril 2005

« … Nous l’avons attentivement étudié et il ne nous a malheureusement pas paru possible de le retenir pour publication. En effet, après lecture, il nous a semblé que nous n’étions pas l’éditeur le plus à même de le publier. »
Editeur E, 18 avril 2005

« … Celui-ci ne peut entrer dans le cadre de nos publications actuelles. Nous le regrettons et vous invitons à le récupérer dans les meilleurs délais. »
Editeur F, 18 avril 2005

« … Nos lecteurs en ont pris connaissance avec attention. L’avis qu’ils ont rendu n’est malheureusement pas favorable et il ne nous sera donc pas possible de retenir cet ouvrage pour nos prochains programmes. Nous vous exprimons notre regret… »
Editeur G, 24 avril 2005

« … Malgré son intérêt, ce texte ne nous paraît malheureusement pas pouvoir entrer dans notre programme de publications à venir. En vous souhaitant de trouver rapidement un éditeur enthousiaste… »
Editeur H, 25 avril 2005

« … Votre manuscrit a été examiné avec sympathie mais, n’ayant pas assez convaincu les membres de notre comité de lecture, nous ne pouvons en envisager la publication. »
Editeur I, 3 mai 2005

« … a été examiné avec attention par notre comité de lecture. Malheureusement, il ne correspond pas aux types d’ouvrages que nous recherchons actuellement. »
Editeur J, 16 mai 2005

« … Malheureusement, votre texte, en dépit de sa qualité, ne correspond pas à la ligne éditoriale actuelle de notre maison ; nous sonnes donc au regret de ne pouvoir en envisager la publication. En espérant qu’un autre éditeur pourra accueillir votre travail… »
Editeur K, 27 mai 2005

« … Il ne nous est malheureusement pas possible d’envisager la publication de votre texte, celui-ci n’ayant pas reçu l’approbation de notre comité de lecture. Nous vous souhaitons bonne chance dans votre recherche d ‘éditeurs… »
Editeur L, 9 juin 2005

« … Un thriller scientifique… cela ne correspond pas vraiment à la nature de nos publications. D’autant que votre écriture, certes appliquée, ne présente aucun caractère original (extrait d’un passage d’Enzo…). Avec nos regrets… »
Editeur M, 23 juin 2005

« … Nous l’avons lu, et malheureusement nous ne souhaitons pas devenir son éditeur… nous publions une dizaine de livres par an, et il est très important pour nous que ce soit des « coups de cœur ». Malheureusement nous n’avons pas trouvé cet élan face à Enzo. Bien entendu, cette réaction ne vaut que pour nous et rien ne dit qu’un éditeur ne sera pas, lui, enthousiasmé. Je vous le souhaite sincèrement. »
Editeur N, 29 juillet 2005

« …Nous avons examiné la possibilité de publication en comité de lecture. Celui-ci a malheureusement rendu un avis négatif quant à sa publication, vous nous en voyez désolés. »
Editeur O, 22 sept. 2005

« … Après examen, j’ai le regret de vous informer qu’il ne correspond pas au type de textes que je recherche. »
Editeur P, 30 sept. 2005

« … Malgré tout l’intérêt que représente votre roman, nous sommes au regret de le décliner, car il ne s’inscrit pas dans les collections que nous développons, ou comptons développer, dans les prochains mois. »
Editeur Q, 8 nov. 2005

« … Ce manuscrit est intéressant mais un peu trop long comparé à nos publications. La lecture est fluide mais on sent une tendance un peu trop régionaliste parfois qui pèse un peu trop. La présentation soignée et intelligente nous a également beaucoup plue. Si nous lui avons prêté intérêt, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de donner une suite favorable à celui-ci. »
Editeur R, 31 mars 2006

« Nous l’avons lu... franchement, il y a du jus, du cerveau et du cœur... Il faut qu’on se rencontre pour parler des aspects techniques... A très bientôt »
Les éditions Rebelyne, 22 avril 2006
N.B. : Trois mois plus tard les premiers exemplaires d’Enzo, c’est moi sortaient des presses

 

 

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WININGER MARIE THERESE 08/01/2013 12:12


Voilà un petit reportage des plus intéressants, merci Joseph de ne pas avoir hésité à le mentionner dans ton parcours et surtout merci aux Editions Rebelyne, à l'époque, Néréïah
maintenant (suis pas sûre de l'orthographe... pour les deux) qui ont su apprécier à sa juste valeur ton beau talent d'auteur.
Bonne Année Joseph, à bientôt sur un salon -


Je t'embrasse - Maïté