Depuis quelques temps, Enzo, jeune adolescent de 13 ans, a un comportement et des aptitudes étranges. A l’école comme à la maison, rien n’est plus comme avant mais personne ne sait dire pourquoi.
Les professeurs Demange et Rivière, deux éminents spécialistes en neurologie et en bio-informatique, cherchent à comprendre. Ils partent, avec l’aide de Laura, sa mère, à la recherche d’explications rationnelles. Leurs premières investigations les ramènent chez Giulia et Gino, les grands-parents, dans la Lorraine italienne des années soixante.
Parvenus aux confins de leurs connaissances, les brillants chercheurs réalisent de surprenantes expériences qui, à l’évidence, ne sont pas du goût de tout le monde. La démarche dérange, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat qui cherche par tout moyen à l’empêcher. Persévérants dans leurs recherches, ils découvriront l’incroyable.
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Des réunions de candidats au départ étaient organisées dans ces villages d’Italie méridionale où une main-d’œuvre abondante, jeune, dynamique et déterminée se tenait prête à partir. Un représentant de la mairie annonçait sur la place au porte-voix et en patois pour être sûr d’être compris :
« Aujourd’hui nous avons reçu pour la France six demandes d’ouvriers qualifiés en bâtiment, c’est pour l’Est de la France près du Luxembourg et de l’Allemagne, ce sont des contrats d’un an renouvelables, le voyage aller est payé. Que ceux qui sont intéressés se mettent sur la file de droite pour la visite médicale et les formalités de départ ! Nous avons également trois demandes pour l’Allemagne. »
Gino n’écoutait plus la suite, il avait fait un signe de la main et s’était mis dans la file de droite – son frère était déjà dans l’Est de la France !
Dès lors mon destin était jeté, pour un simple pas à droite de quelques dizaines de centimètres, je naîtrai dans la Lorraine industrielle des années cinquante, bonjour la France.
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Le lendemain matin à sept heures, après avoir avalé son thé vert à la menthe et fumé sa première cigarette, celle de la journée qu’elle appréciait par-dessus tout, Laura composa le numéro de l’hôpital. Elle espérait qu’il n’était pas trop tôt. À la deuxième sonnerie quelqu’un décrocha.
« Centre hospitalier universitaire, service de neurologie, bonjour. Que puis-je pour vous ? lança une voix féminine.
- Bonjour, je suis l’épouse d’un de vos patients, le professeur Demange a demandé que je le rappelle dès que possible. Peut-être est-il déjà arrivé ? répliqua Laura pour aviser clairement qu’il s’agissait d’une démarche concertée et ne pas être barrée par la secrétaire médicale.
- Patientez quelques instants madame, je le cherche. »
Moins d’une minute plus tard le professeur Demange prenait l’appareil :
« Oui allô ! Laura ? C’est Jacques, enfin je veux dire le Professeur Demange, mais appelez-moi Jacques ce sera plus simple. Alors ces vidéos ? Votre première impression ?
- C’est complètement fou ! D’où les tirez-vous ? Qui vous les a fournies ? Il s’agit de pure fiction, qui sont les protagonistes qui se prêtent à ces tournages ?
- Vous n’y êtes pas Laura. Y avez-vous reconnu des personnages, des lieux, des ambiances ? demanda Jacques qui manifestement attendait confirmation d’éléments qu’il pressentait déjà.
- Évidemment, j’y ai reconnu tout ça à la fois, répondit Laura avec la voix chargée d’émotion. Vous imaginez l’épreuve, combien c’est lourd pour moi ! Heureusement que je n’y ai pas associé les enfants. J’ai visionné des images de mon mari à sa naissance, à l’âge de six mois, de trois ans, j’avais déjà vu des photos de lui à ces périodes chez ma belle-mère Giulia ; à ce propos on y voit aussi mes beaux-parents jeunes, on revit leur arrivée et installation en France, on ressent les joies et les peines qui devaient animer leur quotidien. Mais avant d’aller plus loin j’exige de comprendre, comment réalise-t-on ces vidéos, vous vous rendez compte que la photographie existait à peine à l’époque, qu’elle n’était accessible qu’à une certaine classe sociale, alors un film ! »
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Joseph G. Ciccotelli (G. pour Giuseppe) naît à Nancy en 1957.
Ses parents, venus des Abruzzes deux ans plus tôt, se sont installés dans le bassin minier
de Neuves-maisons, véritable « petite Italie » de la région nancéienne.
Cette même année, leur village est touché par l’importante épidémie de poliomyélite qui sévit dans tout le pays en provoquant des milliers
de victimes. Le virus atteint particulièrement les nouveau-nés, non encore vaccinés. Lui ne s’en tirera pas si mal, quelques séquelles au niveau des membres
inférieurs. Tout au long de sa scolarité, son père maçon répétera
à la façon des Ritals de Cavanna :
« Toa y fou stoudié à l’écol perché tou podra pa fère lou métié manouel comé moa ». Il s’en souviendra... un peu plus tard.
Lycéen, il s’adonne surtout à la batterie et crée avec quatre copains un groupe de pop-music qui remportera un certain succès localement. Bac en poche, il rejoint les bancs de
l’université Henri-Poincaré puis de l’institut national polytechnique de lorraine. C’est là qu’il initiera ses premières recherches en intelligence artificielle tout en enseignant en école
d’ingénieurs.
Docteur ès-sciences, spécialiste des technologies de l’information, il pratique dans son métier de chercheur, les écrits scientifiques : une forme d’écriture rigoureuse, codifiée, captivante
mais qui manque un peu d’âme.
En signant son premier roman Enzo, c’est moi il change radicalement de registre, écrit avec son cœur, transmet des émotions... comme dans la pratique du chant et du slam ses autres
passions. Après la publication, en 2010, de son 2e roman Le syndrome des oubliés, il se consacre à l’écriture d’un 3e
roman.
Côté professionnel, il est actuellement chargé de mission à la direction
scientifique d’un institut de recherche en santé au travail. Membre adhérent de plusieurs associations, J.G. Ciccotelli soutient des actions comme celles du GLIP (Groupe de liaison et
d’information post-polio), de HandiVers Horizons, de l’ADILL (Association de défense & illustration des littératures en Lorraine), de l’APAC (Association plume à connaître). Il a créé GC
Diffusion pour promouvoir et diffuser ses œuvres.
Parce que Joseph G. (G pour Giuseppe) est d’origine italienne, parce que ses parents sont venus, comme tant d’autres, de Sicile
ou des Abruzzes, parce que son père avait cet accent impossible et que sa mère croyait en la vie, pour toutes ces raisons et pour tant d’autres, ce récit commence et se poursuit en Lorraine,
cette terre italienne perchée tout en haut de la carte de France.
Mais ce roman, en partie autobiographique, n’est pas que nostalgie des sixties et seventies à la mode spaghetti, c’est également un thriller médical élégamment mené par un scientifique de talent.
On y trouve tous les ingrédients du genre : suspens, soupçons, chausse-trappes, machinations, gloire et argent.
Ce mille-feuilles littéraire réserve bien d’autres surprises, il y a aussi l’amour d’une femme acharnée et Enzo, l’adolescent énigmatique au pouvoirs et aux facultés étranges qui joue de la
batterie comme un pro, cite les plus grands philosophes et se joue des mathématiques supérieures.
Pourquoi ? Comment ? De part et d’autre de l’Atlantique, deux spécialistes du cerveau aidés par un super calculateur révolutionnaire tentent de résoudre ces mystères pendant que Laura
veille son mari plongé dans un coma profond.
Vous n’avez pas tout compris ? C’est normal ! Immergez-vous dans ce récit et laissez-vous emporter par la magie de ce texte jusqu’à la dernière ligne.
Bonne lecture.
ISBN : 2-916551-00-X - Prix TTC 18,00 €
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© Editions Rebelyne - juillet 2006
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